5a. Wenskaart Offerfeest
2005 Hindoe groep rond altaar
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2005 Ohm teken
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Naissance de Confucius (3 oct.)


Confucius (551-479 av. J.-C.) est un philosophe chinois. Il est le personnage historique qui a le plus marqué la civilisation chinoise et est considéré comme le premier ‘éducateur’ du pays. Son enseignement a donné naissance au confucianisme, doctrine politique et sociale érigée en religion d’Etat dès la dynastie Han (206 av – 220 apr J.-C.) et qui ne fut officiellement bannie qu'au début du 20e siècle. Il est généralement appelé Kǒngzǐ ou Kǒng Fūzǐ par les Chinois, ce qui signifie ‘Maître Kong’ et a été latinisé en Confucius par les Jésuites.

L'essentiel de sa pensée nous est parvenu à travers les Analectes ou Entretiens, recueil de propos de Confucius et de ses disciples ainsi que de discussions entre eux. Partant du constat qu’il faut vivre en bonne société avec ses semblables, Confucius tisse un réseau de valeurs dont le but est l’harmonie des relations humaines. En son temps, la Chine était divisée en royaumes indépendants et belliqueux, les luttes pour l’hégémonie rendaient la situation instable et l’ancienne dynastie Zhou avait perdu le rôle unificateur et pacificateur que lui conférait le ‘Mandat du Ciel’. Confucius voulait donc restaurer ce mandat qui conférait le pouvoir et l’efficacité à l’empereur vertueux. Cependant, bien qu’il affirme ne rien inventer et se contenter de transmettre la sagesse ancienne, Confucius a bien semé les graines de ce que certains appellent l'« humanisme chinois ».

Mettant l’homme au centre de ses préoccupations et refusant de parler des esprits ou de la mort, Confucius n’a pas fondé de religion au sens occidental du terme, même si un culte lui a été dédié par la suite. Cherchant à fonder une morale positive, structurée par les « rites » et vivifiée par la « sincérité », mettant l’accent sur l’étude et la rectitude, Confucius représente pour les Chinois d’avant la Révolution l’éducateur par excellence, mais la lecture attentive des Entretiens montre qu’il n’a pas voulu s’ériger en maître à penser, et qu’au contraire il voulait développer chez ses disciples l’esprit critique et la réflexion personnelle : « Je lève un coin du voile, si l’étudiant ne peut découvrir les trois autres, tant pis pour lui. »

Un apport très important est à chercher dans la notion de « Junzi » (« gentilhomme »). Avant Confucius, ce terme dénotait une noblesse de sang, modifié pour le transformer en noblesse du cœur, un peu comme le mot anglais gentleman. Le concept central de la doctrine de Confucius est la bienveillance, dont la pratique a pour norme la moralité. Son enseignement, bien que principalement orienté vers la formation de futurs hommes de pouvoir, était ouvert à tous, pas seulement aux fils de princes. Selon Confucius, la soumission au père et au prince va de soi et garantit la cohésion des familles et du pays, mais elle s’accompagne d’un devoir de respect si le père ou le prince vont dans la mauvaise direction. 
 



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